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Contrôle technique moto : ce qui change pour les deux-roues

Mécanicien contrôlant une moto dans un centre de contrôle technique agréé

Le contrôle technique des motos n’est plus un projet lointain. Entré en vigueur le 15 avril 2024, il se déploie par vagues et 2026 marque une étape décisive : celle des deux-roues immatriculés en 2020 et 2021. Beaucoup de motards devront passer l’examen cette année, souvent sans savoir exactement ce que le contrôleur vérifie.

Ce rendez-vous répond à un objectif simple : réduire la part des deux-roues dans les accidents de la route. Les défauts d’entretien, comme des pneus lisses ou un éclairage défaillant, y contribuent régulièrement. Le contrôle vise à les repérer avant qu’ils ne deviennent dangereux.

Voici qui est concerné, ce qui change concrètement et comment se préparer pour repartir du centre avec le sourire.

Qui est concerné en 2026 ?

Le contrôle technique s’applique à l’ensemble des véhicules de catégorie L : motos, scooters, cyclomoteurs de 50 cm³, tricycles et quads. Les véhicules réservés à la compétition restent en dehors du dispositif. Le calendrier dépend uniquement de la date de première immatriculation.

Les motos mises en circulation en 2020 ou 2021 passent leur premier contrôle en 2026. La règle est précise : l’examen doit être réalisé au plus tard quatre mois après la date anniversaire de la première mise en circulation, sans jamais dépasser le 31 décembre 2026. Une moto immatriculée le 6 juin 2020 devra donc être contrôlée avant le 6 octobre 2026.

Pour les véhicules immatriculés à partir de 2022, le premier contrôle interviendra plus tard, dans les six mois précédant le cinquième anniversaire de la mise en circulation. Une moto mise en service en 2022 passera ainsi l’examen entre 2027 et 2028. Après ce premier passage, le contrôle devient périodique tous les trois ans. Les véhicules de collection de plus de trente ans bénéficient d’un délai porté à cinq ans.

Pour connaître votre échéance, reportez-vous à la date de première mise en circulation figurant sur la carte grise, au repère B. Elle détermine à la fois l’année de passage et le mois limite, calculé à partir de la date anniversaire. Personne ne reçoit de convocation. La démarche relève entièrement du propriétaire, qui doit vérifier lui-même la date limite de son véhicule et prendre rendez-vous.

Quels points sont vérifiés ?

L’examen porte sur plusieurs familles de points, autour de la sécurité et de l’environnement :

  • Identification : numéro de série, carte grise, plaque d’immatriculation
  • Freinage et direction
  • Éclairage et signalisation
  • Liaisons au sol : pneus, jantes et suspensions
  • Nuisances : bruit de l’échappement et émissions polluantes
  • Équipements : rétroviseurs, avertisseur sonore, béquille, repose-pieds

Deux familles sont moins connues mais tout aussi contrôlées. Les nuisances, d’abord : le bruit et les émissions expliquent pourquoi les pots modifiés non homologués provoquent souvent un échec. Les équipements, ensuite, avec une attention portée aux rétroviseurs et à l’avertisseur.

La plupart des défauts relevés sont mineurs et n’empêchent pas de repartir. En revanche, si le contrôleur constate des défaillances majeures ou critiques, le véhicule doit être réparé puis représenté en contre-visite, généralement dans un délai de deux mois.

Combien ça coûte et comment se préparer ?

Le tarif du contrôle technique est libre, fixé par chaque centre. Comptez en moyenne entre 50 et 80 euros pour un deux-roues, avec des écarts selon les régions et les enseignes. La contre-visite est le plus souvent facturée en supplément. Certains centres appliquent des tarifs dégressifs si vous présentez plusieurs véhicules le même jour, un détail utile pour les foyers équipés de deux machines.

Quelques vérifications simples avant le rendez-vous évitent bien des déconvenues :

  • Pression et usure des pneus
  • Feux, clignotants et feu stop
  • Rétroviseurs et plaque d’immatriculation lisibles
  • Échappement d’origine ou homologué
  • Freinage sans jeu anormal

Un éclairage défaillant ou une plaque illisible figurent parmi les motifs d’échec les plus courants et les plus faciles à corriger. Une révision chez votre mécanicien quelques semaines avant le passage réduit nettement le risque de contre-visite.

Comment trouver un centre et prendre rendez-vous

Les centres agréés pour le contrôle technique des deux-roues appartiennent aux mêmes réseaux que ceux des voitures, avec des installations dédiées. La liste des centres habilités est consultable en ligne, et la plupart acceptent la prise de rendez-vous par téléphone ou sur leur site. Réservez plusieurs semaines à l’avance : à l’approche du 31 décembre 2026, les créneaux vont se raréfier.

Ce qui ne change pas, malgré les débats

Depuis fin 2025, une confusion circule chez les motards. Le 27 novembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a adopté une proposition de révision de la directive 2014/45/UE, qui permettrait aux États membres d’exempter du contrôle les motos de plus de 125 cm³, à condition de mettre en place des mesures alternatives de sécurité routière.

En France, rien ne change pour l’instant. Le contrôle technique des deux-roues reste obligatoire en 2026, avec le calendrier décrit plus haut. Les propriétaires qui attendent une éventuelle suppression risquent de se retrouver en infraction, car circuler sans contrôle valide expose à une amende forfaitaire. Mieux vaut anticiper son rendez-vous, d’autant que les centres risquent d’être saturés à l’approche des échéances de fin d’année.